29 juil. 2012 - ChereeZ

STEP UP 4 ! La Street soupe pas si mauvaise que ca.

article cinema

Il était trois fois, dans les studios du mastodonte Universal, un ambitieux projet de film qui voulais mettre en valeur la danse dite « Urbaine » intitulé, Step Up ( Sexy Dance chez nous et je ne sais pas pourquoi d’ailleurs ) ! Comme pour son cousin Street Dancer, l’arrivée de cette grosse production a divisée le monde en deux : d’un côté, le public non initié qui trouve ce film trop FLEX , et de l’autre les habitants du Mordor Hip Hop, les zulus du bitume qui condamnent à la guillotine tout outrage au Saint Art de la danse. Triste constat, surtout que l’intérêt même du cinéma est d’unifier et non de séparé.

Pour le visionnage du 4ème volet de Sexy Dance, Miami Heat 3D (aucun clin d’oeil à l’équipe de basket, je préfère le dire de suite) qui sort le 8 août 2012, j’ai invité deux grandes amies qui commençais à se faire rare dans ma vie : Neutralité et Objectivité. Amies nécessaire pour une pure analyse.

11 heures, rendez vous aux bureaux d’Universal Pictures situé Rue François 1er. Mon nom est barré de la liste, les lunettes 3D sont posées au dessus de mes lunettes de vue. Avec mon double vitrage, je pense avoir vu le squelette de mon voisin. Quinze minutes plus tard, les lumières s’éteignent, c’est partie pour 1h45 au beau milieu de….

MIAMI ! Ville en bikini sur peau bronzée et corps parfait(ement refait), berceau du See, Sex and Sun et de tout autre excès altérant l’esprit. C’est ici que nous découvrons, Sean et Emily. L’un est chef de fil du MOB, groupe de danse organisant des flashmobs hors du commun pour gagner le grand concours de la vidéo la plus vue sur Internet, et Emily, danseuse contemporaine rêvant d’intégrer l’une des plus grandes troupe au monde malgré le refus de son riche père, propriétaire de toute la berge. Leur rencontre est amoureuse et interdite mais Sean décide d’intégrer Emily à la team pour remporter le concours, mais un événement vient tout perturber : Le père d’Emily décide de détruire le quartier où réside le MOB pour un projet de reconstruction.

OUI ! OUI ! OUI ! Comme vous venez de le remarquer, la typologie de l’intrigue ne change toujours pas, mais il faut bien l’admettre, ca marche ! C’est le 4ème volet je le rappelle, donc, quelque part, la soupe plait. Je l’ai gouté et comme dis dans le titre, elle n’est pas si mal.

Si on y enlève les mauvais morceaux comme : les situation vraiment trop « à l’américaine », un jeu d’acteur pas naturel et frôlant parfois l’amateurisme et les effets de ralenti (slow motion) utilisés pour un simple salto avant ou un ciseau (les bboys comprendront), il nous reste quoi ?

Le MOB en action

LA DANSE ! Contrairement à ses prédécesseurs, Step Up 4 nous fait découvrir des moments de danse vraiment intéressants. Ok, c’est essentiellement du L.A. Style mélangé à du tutting et un peu de popping, tout le monde n’est pas fan mais au delà de ca, les chorégraphies ainsi que leur mise en scène dans les flashmobs étaient vraiment pas mal. Ces derniers se déroulaient dans des très beaux endroits bien exploités par les danseurs. Le cadrage, largement mieux maitrisé que celui de Street Dancer 2 3D, a joué un très grand rôle dans mon appréciation. J’ai senti que le mec avait déjà filmé de la danse. Peut être qu’il en fait lui même. Par contre, ce constat est venu vraiment au bout de la troisième flashmob. Et ouai ! Le moteur Step Up 4 fonctionne au Diesel mais tant mieux, l’effet de surprise en ai meilleur. Mes scènes préférées sont celle du musée et de l’intrusion dans la soirée. No spoil (signifie que je ne dirai rien en langage geek) mais ces moments ont été les meilleurs artistiquement parlant. Des jeux de lumières, des costumes oufissimes, de l’intensité, des…….du….encore de la…..Pfouuuu, c’était beau ! Mais TROP court. Mauvais point pour la danse contemporaine qui évoluait de manière trop flasque et son l’alliance avec la street dance apparait à trop peu de moment, même après qu’Emily soit intégrée dans le groupe.

Les musique du film étaient beaucoup centré électro/dubstep. Élément qui montre que le film s’est calé sur la tendance musicale actuelle de la Street Dance. On reconnaît les titres « Ants » d’ EdiT et « Android Porn» de Kraddy, des classiques de notre univers des battles et créations. Pas si ignorant que ca finalement le Scott Speer, producteur du film. Il est renseigné le bougre.

Tant d’éloges vous paraît bizarre, je le sens. Je me suis également auto-trouver bizarre. Comment ont-ils réussi à te faire sourire à quasiment chaque scènes ChereeZ ? Question sans réponses immédiate, puis, le générique de fin arrive. J’attends …..et PAF ! Le nom de CHRISTOPHER SCOTT apparaît à l’écran ! Tout s’explique. Comment oser penser que le chorégraphe de la Legion of Extraordinary Dancer aka the LXD allait faire de la mouise. Nom d’une truite en claquettes ! Mon ridicule cortex est alors en ébullition et fait des liens entre certaines scènes de Step Up 4 et les vidéos du LXD.

Madd Chadd dans le rôle d’un policier

En parlant d’eux, notons la présence d’un des membres les plus sexy du groupe, Madd Chadd, qui fait une petite apparition en tant que flic lors de la dernière scène du film qui nous ravie de son poppin animation. Par ailleurs, parmi le casting les danseurs du M.O.B. se cache the One and Only PACMAN qui, je pense, à un peu aidé pour certaines séquences dansées. Vous verrez pour les plus aguerris. Je pense avoir vu également le binôme déboitant Turf Feinz mais je n’en suis pas sur. Ils apparaissent dans la scène du musée, vous me confirmerez. On souris devant un petit cameo mignon du chétif, mais pas moins costaud Moose, la re-sta de Step Up 3. Pas très utile mais rappelle qu’il est toujours dans la place.

Le film se finit sur un happy end prévisible mais qui vous donne un smile gigantesque et vous donnera à vous aussi l’envie de vous battre pour les choses que vous aimez. *Larme à l’oeil mais en 3D*

A tout ceux qui liront cette critique, seul conseil, n’y allez pas en condamnant d’avance ce quatrième épisode de Sexy Dance car il a vraiment un bon potentiel. On y passe vraiment un bon moment et je crois que c’est le seul objectif qui importe. J’ai eu du mal à m’en rendre compte mais ce genre de projet cinématographique n’a jamais eu pour rôle de raconter l’histoire de la Street Dance, même Beat Street, qui est pourtant THE classique, ne l’a pas fait. Pour cela, il faudrait que NOS protagonistes se réunissent afin de répondre de leur « besoin » de transmission autour d’un film ou un documentaire. BATTLE OF THE YEAR ! Candidat parfait pour ce genre de projet. 22 ans d’existence, pilier ultime de l’histoire de la danse Hip Hop. Et puis un jour……(Bande annonce de Battle Of The Year 3D) ! Voilà…donc…hein !

Rendez vous le 8 août dans toutes les salles franciliennes ! J’attends vos retours.