08 août 2011 - Essam

Kay & Jay – S’asseoir sur le trône

album Jay-z Kanye West

Disclaimer : ce qui suit est assumé et totalement personnel…quoi que..

Sur ILTD, nous avons choisi de mettre en avant les artistes qui nous touchent et qui nous l’espérons vous toucheront aussi, mais sur ce coup je vais déroger à la règle au risque de me mettre à dos une partie de nos lecteurs.

Cela fait en effet bien quelques semaines/mois qu’il est question d’une extraordinaire collaboration avec 2 (ex) poids lourds du hip hop à savoir Jay- Z et Kanye West …de suite l’ensemble des blogs et autres sites spécialisés scrutaient la moindre info au point de nous faire un pavé de 10 lignes sur un artwork aussi kitsch et moche qu’une nouvelle excentricité de la Lady glagla

Bref le buzz est là et on attend désormais un leak à se mettre sous la dent : ce qui ne tarde pas avec le titre Otis qui, je le conçois, me surprend et pourrait (conditionnel plus qu’hypothétique) laisser présager d’un opus effleurant les gloires du passée de nos deux références…grossière erreur !  Ce serait oublier qu’entre temps de l’eau pas très claire a coulé sur les ondes.

Revenons à cet album au titre digne de l’énorme mégalomanie de Carter & West, Watch the Throne,  rien que çà…ce lundi 8 aout, lors de son écoute en streaming, je vous avouerai que je ne me suis pas limité à regarder le mien de trône…

Je tiens juste à rappeler une précision, Kanye n’a jamais été un bon MC comme a pû l’être un Biggie, Nas ou son acolyte du moment, mais plutôt un beatmaker de génie ayant conçu 2 albums de très grande qualités (The College Dropout et Late Registration) ainsi que des associations marquantes ( Be, 6ème album de Common).  Alors quand ce dernier explore des musicalités digne d’accords Bontempi comme sur le titre Ni**as in Paris, on peut définitvement déclarer un RIP K.

Dans BluePrint III, Jay Z rappait sur Death Of Autotune une veritable attaque aux artistes utilisant ce “deformateur vocal” et critique totale envers l’étron sans nom qu’a pu être 808s and Heartbreak : Or qu’entends-t-on sur le titre New Day ? Un lead vocal autotuné abominable qui dure tout le long du morceau…le supplice pendant plus de 3 minutes. (Remarque valable pour le titre d’intro No Church in the Wild)

Les feats ne sont pas pléthores , Franck Ocean, Mr Hudson et bien entendu l’égérie l’Oréal et femme de Jigga, Beyonce qui pose (enfin qui braille) sur Lift Off…c‘est peu en nombre et après écoute j’aurai bien voulu entendre des artistes tel que Lady Gaga, Kate Perry ou encore Justin Brieber posés sur quelques titres : ce qui, avouons le, n’aurait en rien fait tache. (le décor l’étant déjà suffisamment..)

Dans le genre expérience ratée, le titre That’s my Bitch, un gloubiboulga sonore totalement indigeste pouvant servir à n’importe quel geôlier en guise d’instrument de torture… Le coup de grâce pouvant être asséné par Who Gon Stop Me sur lequel on atteint le degré 0 du rap (et je parle ici du zéro absolu).

Je ne vais pas revenir sur toute la dizaine de titres de cette édition mais il est important de noter que derrière l’ensemble de ces sons se cachent malgré tout quelques grands noms (autre que KW) : Swizz Beatz, 88-Keys, No ID, Q-Tip, Lex Luger, RZA...la déception n’est que plus grande tellement le résultat est affligeant.

Enfin l’album est en téléchargement sur Itune et à l’écoute partout, mais pas ici.