16 févr. 2011 - Izza

BASQUIAT « Des rois, des héros et la rue »

exposition graff Jean Michel Basquiat


L’expo qu’il ne fallait pas rater cet hiver à PARIS était bien sûr Jean Michel Basquiat au Musée d’art Moderne. Des heures de queues interminables pour pouvoir rentrer, mais ça en vallait vraiment la peine: “Regarder un tableau de Basquiat, c’est comme écouter un morceau de hip-hop : avec des scratches, des mots répétés, un groove, une énergie née de la rue qui se transmet dans tout le corps.”

Après une bonne demie heure dans le froid me voilà enfin arrivée dans la fameuse expo.

Dès le début de l’expo on tombe dans une explosion de couleur. On reconnaît son inspiration dans les bandes dessinées et son goût pour le tag. En effet, à 17 ans au côté d’Al Diaz il commence le graff avec le fameux tagg « SAMO: SAMe Old shit »

Graff en bas à gauche réalisé par E1:

“Anthony Clarke”(1985): portrait de E1, graffeur, ami de Basquiat et non autoportrait de Basquiat comme beaucoup de gens le pense


Au fur et à mesure de l’expo, on découvre des œuvres remplies d’énergie, de violence : le nombre d’œuvres est impressionnant et aussi le reflet de son travail. En effet, décédé à l’âge de 27 ans d’une overdose(1960-1988) il a accompli plus de 1000 œuvres dans sa carrière, et a connu un énorme succès très jeune « Basquiat n’est en fait pas mort jeune mais a vécu très vite »(Stephen Torton). Au détour de quelques peintures, j’ai eu la chance de rencontrer son assistant avec qui il a travaillé pendant plusieurs années, Stephen Torton. Avec un petit groupe de privilégiés j’ai donc pu avoir une visite commentée !!! J’y apprends que Basquiat était quelqu’un qui n’aimait pas la solitude, toujours entouré , il se retrouvait avec lui même vraiment surtout quand il faisait ses dessins la nuit : ses dessins sont beaucoup plus introspectifs.

Stephen Torton nous dépeint Basquiat comme un homme très généreux,” il y avait toujours des gens qui venaient sonner chez lui pour lui demander de l’aide, de l’argent..” et avec un grand sens civique.

Basquiat a peint des œuvres très complètes et permettant de nombreuses interprétations. Elles sont remplies de ratures, d’écriture auxquelles on voudrait donner un sens, mais les œuvres de Basquiat ne s’expliquent pas, elles se ressentent, on y voit ce qu’on veut y voir et surtout ce qu’on ressent. Il peint plusieurs tableaux en même temps, et dès qu’il sort un pot de peintures d’une couleur il rajoute des touches de cette couleur dans chacun de ses tableaux. Basquiat peint très lentement avec beaucoup de précision.

Au fil de l’expo, on découvre son univers intégrant les héros afro américains, la musique, l’ironie, l’influence haitienne(de sa mère), et aussi sa collaboration avec Warhol.

Après 2 heures de visite, je suis ressortie du musée avec plein d’images en tête hautes en couleur et remplie d’énergie positive : un voyage réussi au sein du monde de Basquiat, qui est selon moi à part entière un grand artiste hiphop !!!!

Basquiat & Warhol:

Influence haitienne (vaudou):

Afrostar:

Basquiat et la musique: Charlie Parker

Pour ceux qui ont loupé l’expo, le film « The Radiant Child » sort le 15 février 2011 en DVD !!